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Teacher Newsmagazine Volume 18, Number 4, January/February 2006

Le français intensif : un programme à considérer !

par Wendy Carr

Les élèves de l’école primaire au Canada apprennent le français dans un contexte de français de base (2 ou 3 leçons par semaine) ou d’immersion française (toute l’instruction en français) : approximativement 95 % et 5 % respectivement. En 1997, une nouvelle approche à l’étude du français qui s’appelle le français intensif a été présentée à Terre-Neuve et au Labrador et se trouve maintenant à Surrey, Colombie-Britannique. Certaines des raisons de présenter une nouvelle approche peuvent être liées à la recherche pour une meilleure façon d’enseigner le français. Une telle recherche s’est démarquée avec l’étude nationale du français de base (1990) un projet de recherche de neuf ans qui a mené à un changement de méthodologie s’éloignant de la concentration sur la grammaire et se servant plutôt de la langue comme outil de communication. Les changements recommandés par cette étude n’étaient pas universellement implantés et étaient basés sur deux conditions qui sont fortement problématiques : l’instruction quotidienne et les professeurs bilingues et entraînés. La difficulté de répondre à ces conditions a fini par une exécution inégale du français de base à travers le Canada.

Récemment, le gouvernement fédéral a établi comme but de doubler les diplômés bilingues en 2013. Ceci a provoqué de l’intérêt et du financement dans le secteur de l’enseignement du français comme langue seconde, et l’emphase est maintenant sur les programmes qui peuvent fournir des résultats. L’immersion française s’est déjà prouvée comme un programme efficace ; le français intensif pourrait en être un deuxième. Dr Joan Netten, Memorial University de Terre-Neuve, et Dr Claude Germain, l’Université du Québec à Montréal, ont développé le français intensif comme solution au problème du français de base au Canada. Le programme, originalement appelé Le français de base intensif et maintenant Le français intensif, se trouve à travers le Canada et, depuis septembre 2004, à Surrey en Colombie-Britannique. Son succès jusqu’ici est dû aux solides recherches et aux résultats impressionnants grâce au temps, à l’intensité, et aux stratégies de littératie fournies par les professeurs entraînés et bilingues.

En Colombie-Britannique, seulement un sur dix élèves inscrits dans un programme de français de base continue jusqu’à la 12e année. Presque la moitié de ces élèves disent qu’ils ne peuvent pas comprendre la langue parlée. Un communiqué de presse récent de l’ACPLS/ CASLT a déclaré que l’inscription dans des programmes de français de base diminue par 3,6 pour cent ou 61 000 élèves au Canada par année. Il faut des innovations pour arrêter cette tendance.

"Student retention and success in French as a second language will only improve with the development of alternative and innovative teaching practices and programs. Newfoundland has taken the initiative in piloting programs such as intensive and extended French. These programs increase the proficiency expectations that exist in most courses." (Susan Forward, Communiqué de presse, ACPLS/CASLT, le 12 nov. 2004)

Le français intensif est différent du français de base parce qu’il y a beaucoup plus de temps et d’intensité, et le français devient la langue de communication en classe. Le français intensif est différent de l’immersion française parce que les élèves ne suivent pas le programme d’études de sciences, de sciences humaines, etc. en français ; ils suivent un programme d’études basé sur une approche de littératie autour des thèmes de communication, par exemple, la famille, les animaux, les loisirs, le voyage, etc. Les élèves suivent le programme d’études de maths régulier pour la 5e ou la 6e année en anglais pendant toute l’année. Ils suivent le programme d’études régulier de sciences, de sciences humaines et d’arts langagiers pendant la deuxième moitié de l’année ; on appelle ceci le programme d’études ´ compressé ª.

Le français intensif est basé sur un modèle de l’anglais intensif des années 70 où les nouveaux immigrés ont appris l’anglais dans un bloc intensif de temps, se concentrant principalement sur la langue plutôt que le contenu. Le français intensif est défini par ses créateurs, Joan Netten et Claude Germain (2004), comme étant un ´ enrichissement du programme français de base offrant de 3 — 4 fois le nombre d’heures régulièrement programmées pour FLS dans une période concentrée (cinq mois) à la fin du cycle d’école primaire (en 5e ou 6e année) ª. En fait, cet enrichissement de français de base est bien plus prononcé (6 — 7 fois) en Colombie-Britannique où les élèves de la 5e ou 6e année reçoivent généralement deux leçons de français de 40 minutes — approximativement 1,5 heure par semaine — comparé aux élèves du français intensif de Surrey qui reçoivent entre trois et quatre heures par jour pendant la première moitié de l’année (le semestre intensif) et une heure par jour pendant la deuxième moitié de l’année.

Le français intensif est un programme de choix offert par le conseil scolaire dans les écoles où il y a de l’intérêt dans la communauté ; cette année il y a 5 écoles à Surrey et d’autres conseils scolaires s’intéressent au programme. Suivez bien le programme de français intensif car les élèves de ces premières classes seront les diplômés de 2013 !

Information : www.mmecarr.ca/ICF/ICF.html

Synopsis: Surrey is piloting a new program called Intensive French. This program has been very successful in eastern Canadian provinces and should be carefully considered as a means of achieving the goal that the federal government has set, namely to double the number of bilingual students graduating in Canada by 2013.

Wendy Carr, Coordonnatrice, programmes de formation des maîtres en français, Université de Colombie-Britannique.



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