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Teacher Newsmagazine Volume 18, Number 2, October 2005

Solidarité et action : Au secours de notre système d’enseignement public

Par Ghislaine Varin

Le gouvernement provincial actuel proclame protéger et financer équitablement notre système d’enseignement public. Selon le gouvernement, il n’y a pas de problème sauf avec la Fédération des enseignantes et enseignants de la Colombie-Britannique (FECB) qui ne se soucie pas des enfants dans les salles de classe car le syndicat se préoccupe principalement des conditions de travail et des salaires de ses enseignants. Cependant, les enseignants de la Colombie-Britannique connaissent très bien les réalités de la salle de classe et les conséquences négatives causées par les coupures budgétaires. Le gouvernement continue à déclarer que la littératie est une priorité et répète sans cesse qu’il a augmenté le financement dans nos écoles. Ce que le gouvernement néglige d’expliquer au public est que la formule de calcul de financement a changé au détriment de tous les conseils scolaires, que les bibliothécaires ont été éliminés et que nos bibliothèques sont fermées. Les écoles sont en détresse, les enseignants le savent, et les parents le reconnaissent de plus en plus.

Ce que la FECB proclame est que tout ce qui se passe présentement dans nos écoles est un symptôme d’un mouvement de privatisation de notre système d’enseignement public. Avant de pouvoir prendre contrôle du système, les dirigeants doivent promouvoir l’idée que plus de choix en éducation créerait de la compétition ce qui en retour bénéficierait le système, basé sur le concept du marché économique. Cependant, pour convaincre leur public, le gouvernement se doit d’affaiblir le front commun de protection que forment les enseignants de la Colombie-Britannique dans les écoles publiques, car, après tout, nous sommes depuis toujours les gardiens et les protecteurs de ce précieux système public. De plus, nous n’avons pas la langue dans notre poche. Le gouvernement a essayé de forcer les enseignants à garder silence durant les élections mais la cour judiciaire a appuyé la position des enseignants. Nous avons le droit de parler des conditions d’apprentissage des enfants avec les parents et ce, partout, même à l’école. Il faut continuer à informer les parents car le média ne le fait pas.

Les enseignants reconnaissent que notre système d’enseignement public leur est confié et qu’il n’est pas un commerce, que les connaissances sont un cadeau à donner et non une commodité à vendre, que nos écoles sont des communautés et non des corporations, et que nos élèves sont des citoyens et non des consommateurs. Les attentats à la privatisation de nos écoles sont bien coordonnés car il y a plus de 6 milliards de dollars de revenu par année à s’emparer. Malheureusement, le bien-être des enfants ne fait pas partie de l’équation.

Les enseignants et les parents doivent s’unir pour exposer les mensonges du gouvernement et de leurs agents qui ne se préoccupent que de leur compte en banque. Si nos enfants sont plus que des consommateurs, nous devons passer à l’action, ce qui est le but ultime de la FECB : protéger notre système d’enseignement public pour le bien-être des générations futures et pour la promotion d’une société juste, démocratique et équitable pour tous. Lorsque le gouvernement prétend que le ´ choix d’école ª est bon pour les parents et leurs enfants, il fait la promotion de la privatisation qui ne pourrait bénéficier que les élites, au détriment d’une grande proportion de la population qui se retrouverait pieds nus dans la neige. Cet agenda substitue le gain privé pour le bien public. Non seulement un petit groupe minoritaire aurait contrôle de ce nouveau marché, il pourrait également décider du contenu de ce que la prochaine génération apprendrait dans les écoles. Plutôt que de préparer les jeunes à penser d’un œil critique et pour eux-mêmes, de voir et entendre, le contrôle des écoles par les corporations pourraient créer une génération de consommateurs dociles. Mais nous savons tous que ceci serait non-démocratique et laisserait un héritage tragique à nos enfants. Alors les 42 000 enseignants et leurs dirigeants syndicaux élus démocratiquement s’y opposent.

La FECB a toujours été à la défense du système d’enseignement public et des enfants, et ce en exigeant des conditions de travail pour les enseignants qui, en échange, bénéficient les élèves. De bonnes conditions de travail, le droit de négocier un contrat ainsi que des salaires compétitifs sont des facteurs importants qui attirent et retiennent les meilleurs candidats dans le domaine de l’enseignement public. L’Ontario est un exemple récent d’un changement de direction en éducation qui reconnaît finalement la relation entre conditions de travail et conditions d’apprentissage. Grâce aux enseignants et aux citoyens concernés, la réalité s’est fait connaître et a influencé les dirigeants. Il y aura moins d’élèves dans les salles de classe, plus de temps de préparation pour les enseignants, et d’ici 2008 les salaires seront 19 000 $ de plus par année qu’en Colombie-Britannique.

Notre système d’enseignement public est à vendre, à la meilleure offre. Sur leur passage, les affamés d’argent et de pouvoir, sans conscience sociale et sans vision humanitaire, cherchent à détruire notre syndicat qui les oppose ou qui les ralentit dans leurs efforts de contrôle dans ce nouveau marché non exploité. Il faut se rappeler que toutes les meilleures conditions de travail que nous avons acquises depuis 30 ans ont été gagnées par le travail et les voix fortes de nos activistes syndicalisés, et c’est grâce à leur solidarité et leur courage que les enseignants et les élèves de notre province en bénéficient aujourd’hui.

Solidarite et action décrivent le chemin que nous devons suivre ensemble, unis et prêts à défendre avec courage l’avenir de nos enfants qui ont tous droit à une éducation de haute qualité, quel que soit leur milieu et leur pouvoir d’achat. Nos enfants méritent un système d’enseignement bien financé et qui valorise les enseignants dans notre société. Lorsque nous investissons dans un système d’enseignement public, nous protégeons la démocratie et l’avenir de nos enfants, et ceux-ci n’ont pas de prix.

Synopsis
¯The BCTF stands in the way of those who want to privatize our education system. Through solidarity and unified action, teachers in British Columbia can oppose and stop this harmful movement. La jeunesse compte ! Les enseignants s’y dévouent ! Prenons position.

Ghislaine Varin, coordonnatrice des Programmes et services français de la FECB.



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