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Le perfectionnement professionnel et la FECB

Définition et but du perfectionnement professionnel à la FECB

Définition du perfectionnement professionnel

Le perfectionnement professionnel est un processus continu, réalisé par la participation à des programmes, à des services et à des activités conçus pour permettre aux enseignantes et enseignants, sur une base individuelle ou collective, d’apprendre et de se développer professionnellement en vue d’améliorer l’enseignement et l’apprentissage.

But du perfectionnement professionnel

Le but du perfectionnement professionnel est d’aider les membres par les actions suivantes :

  1. en bâtissant et en renforçant le corps d’enseignants professionnels,
  2. en établissant des rapports professionnels avec les élèves/les parents,
  3. en formulant, en discutant et en révisant des théories pédagogiques qui s’intégreront dans la pratique de l’enseignement,
  4. en entamant le développement de programme d’études et de méthodes pédagogiques visant à l’amélioration de l’enseignement,
  5. en améliorant la qualité de l’enseignement par un perfectionnement professionnel s’étendant tout au long de la carrière

La perspective de perfectionnement professionnel de la FECB comprend les activités suivantes :

  1. ateliers, séminaires, conférences, etc.,
  2. défense des droits et des responsabilités des enseignants,
  3. défense des droits et des responsabilités des élèves,
  4. revue constante des objectifs de l’enseignement et des raisons de l’existence d’établissements scolaires.

Déclaration des principes d’éducation permanente de la FECB

La politique suivante est un énoncé des opinions professionnelles collectives des membres de la FECB. Elle repose sur des valeurs et principes qui reflètent une perspective démocratique sur l’enseignement public et a pour objectif de constituer une norme provinciale des principes d’éducation permanente.

  1. L’enseignant a une responsabilité personnelle de faire un effort continu de perfectionnement professionnel.
  2. La participation par des enseignants au perfectionnement professionnel devrait se faire sur une base volontaire.
  3. Le perfectionnement professionnel devrait partir d’une analyse effective des besoins. Les planificateurs de perfectionnement professionnel devraient collaborer comme collègues avec les utilisateurs pour cerner les besoins, planifier, former, et adapter continuellement les activités aux besoins des enseignants.
  4. Parmi les activités de perfectionnement professionnel, il faudrait citer le développement des compétences, la collégialité, l’influence, le perfectionnement social et personnel.
  5. Pour être efficace, le perfectionnement professionnel doit disposer de ressources adéquates, de temps et de soutien de la structure organisationnelle.
  6. L’enseignant individuel devrait bénéficier de la possibilité de perfectionnement professionnel et du temps nécessaire à la poursuite de ses objectifs.
  7. L’organisation et la prestation de programmes de la Direction des dossiers professionnels et sociaux donnent les résultats les plus efficaces au niveau du personnel enseignant de l’école ou avec d’autres groupes existants. (Vous trouverez plus bas le mandat de la Direction des dossiers professionnels et sociaux.)
  8. Des activités efficaces de perfectionnement professionnel intègrent la présentation et la discussion, la démonstration ou la modélisation des exercices avec des rétroactions.
  9. L’enseignant individuel devrait disposer de soutien de la part de ses collègues, d’entraînement sur les lieux et de soutien continu pour permettre une internalisation adéquate ou un changement de comportement.
  10. Les programmes de perfectionnement professionnel devraient favoriser l’idée de l’enseignement d’enseignants par des collègues.
  11. Les programmes de perfectionnement professionnel devraient comprendre un vaste répertoire d’approches pédagogiques mais aucun ne devrait primer comme panacée universelle pour l’amélioration de l’enseignement.

Principes de changement de la FECB

La FECB défend et soutient des démarches bien préparées et responsables en ce qui concerne la mise en application de changements dans les politiques et les méthodes d’enseignement. En particulier, il faudrait observer les principes suivants :

  1. Centralité de l’enseignement
    La mise en pratique tient compte du fait que les enseignants sont le principal vecteur de changement dans l’enseignement. Le plan respecte les enseignants qui agissent comme des professionnels autogérés, déterminés à améliorer les politiques et méthodes d’enseignement.

     
  2. Clarté
    Avant le début de la mise en pratique, les enseignants, tant sur un plan individuel que collectif, ont une compréhension claire de la notion, de la valeur et du processus du changement.

    a. Clarté conceptuelle – Les enseignants comprennent le changement proposé et la différence avec la méthode qu’ils emploient couramment.

    b. Clarté de valeur - Les enseignants sont convaincus que le changement offre une amélioration sur les méthodes courantes.

    c. Connaissance claire de la procédure à suivre – Les enseignants comprennent les étapes à suivre pendant la mise en pratique.

     
  3. Ressources
    Il existe des ressources à la fois adéquates et appropriées pour servir de support à la mise en pratique de changements. Les enseignants identifient leurs propres besoins de ressources. On prévoit des ressources matérielles/installations, matériel, matériaux ; ressources organisationnelles/charge de travail, taille et composition de classe ; soutien professionnel – entraînement, formation et perfectionnement en cours d’emploi.

     
  4. Durée
    Il existe assez de temps pour chaque phase de l’exécution. Les enseignants ont assez de temps pour parvenir à une idée claire de la notion, de la valeur et de la procédure. Ils bénéficient aussi de temps supplémentaire pendant la phase de la mise en pratique pour évaluer, modifier et résoudre les problèmes non prévus. Ils ont le temps d’évaluer, de partager et de rapporter ce qu’ils ont appris.

     
  5. Autonomie professionnelle
    La phase mise en pratique prend en considération les divers talents, intérêts et expériences des enseignants. Les enseignants peuvent adapter le plan et adopter des techniques variées.

     
  6. Perfectionnement professionnel
    Le perfectionnement professionnel des enseignants est considéré comme un élément clé dans la mise en pratique. Les enseignants déterminent, selon leur croissance personnelle et professionnelle continue, la nature et le moment du perfectionnement professionnel se rattachant à une application.

     
  7. Autonomisation
    La mise en pratique augmente la confiance, la vitalité et le sentiment d’influence des élèves et des enseignants.

     
  8. Participation et communication
    Les enseignants, parents, élèves, commissaires scolaires, le personnel du conseil scolaire et celui du ministère participeront à la mise en pratique de manière à former un sentiment de propriété et d’engagement.

     
  9. Diversité
    La mise en pratique prend en considération le caractère unique des communautés, des conseils scolaires et des écoles ainsi que les besoins et attentes variés des parents et des élèves. La procédure comporte assez de souplesse pour tenir compte de ces différences.

     
  10. Fidélité
    Les critères pour mesurer le succès de la mise en pratique sont déterminés avant le début de l’activité. Les participants conviennent que ces mesures constitueront la base de l’évaluation de la mise en pratique.

Mandat de la Direction des dossiers professionnels et sociaux (PSI)

Dans le cadre des objectifs généraux de la Fédération et des priorités annuelles, les tâches incombant à la Direction des dossiers professionnels et sociaux sont : établissement de politiques, formation, perfectionnement et soutien de personnel, services extérieurs, communication entre les directions de la FECB et coordination dans les domaines ci-dessous :

mesure et évaluation, transmission des résultats

 

  • croissance professionnelle durant toute la carrière
  • droits des enfants
  • programme d’études
  • programmes éducatifs
  • ressources d’apprentissage
  • droits professionnels
  • pédagogie / la pratique de l’enseignement.

 

Journées de perfectionnement professionnel

Les journées pédagogiques abrègent-elles l’année scolaire ? Pourquoi les enseignants ont-ils besoin de journées de perfectionnement professionnel ? Les enseignants ne peuvent-ils pas prendre sur leurs heures de loisir pour assurer leur perfectionnement professionnel ? Ces questions et d’autres continuent d’être un sujet de débats pour les enseignants, les parents et le public.

Histoire des journées de perfectionnement professionnel

Les journées de perfectionnement professionnel représentent une reconnaissance, emportée de haute lutte, de nos droits et responsabilités en tant qu’enseignants. Pendant de nombreuses années, la FECB a soumis des observations à nos employeurs et au ministre de l’éducation pour faire reconnaître l’importance pour les enseignants de disposer de temps et de ressources nécessaires pour prendre part au perfectionnement professionnel.

En 1972, après des années de pression de la part de la FECB, des journées pédagogiques ont été ajoutées au calendrier scolaire à la demande de la profession enseignante. Cette addition augmentait le nombre de journées de travail pour les enseignants sans perte de journées d’enseignement pour les élèves. Les journées de perfectionnement professionnel dans le calendrier scolaire reconnaissaient le fait que les enseignants avaient besoin de temps au cours de l’année scolaire pour aiguiser leurs connaissances, améliorer l’exercice de leur travail et se tenir au courant des changements liés à l’enseignement et à l’apprentissage.

Pendant les jours de négociation collective locale, la plupart des syndicats locaux de la FECB ont réussi à obtenir certaines dispositions au sujet des journées de perfectionnement. En général, les dispositions contractuelles prévoyaient que les établissements scolaires ou les comités de perfectionnement professionnel locaux détermineraient et prévoiraient les activités des journées de perfectionnement professionnel. Une disposition connexe des syndicats locaux confère à la plupart des comités de perfectionnement professionnel locaux le contrôle de l’affectation du financement du perfectionnement professionnel destiné aux enseignants.

Valeur et objectifs des journées pédagogiques

Dans la plupart des domaines, les professionnels se mettent en réseau avec des collègues et revoient leur recherche, discutent avec des experts et des collègues au sujet de tendances, de dossiers et de projets de perfectionnement professionnel.

Les enseignants, qui poursuivent activement leur apprentissage, utilisent les journées pédagogiques pour se tenir au courant des derniers progrès qui ont un effet sur leur travail avec leurs élèves, comme la nouvelle technologie, de nouvelles idées sur l’enseignement et l’apprentissage et des besoins communautaires qui ont évolué. Les journées pédagogiques servent cette fonction d’information.

Les sujets des journées pédagogiques sont tirés de l’expérience de l’apprentissage et de l’enseignement en classe. Sur une base individuelle ou collective, les enseignants décident des sujets à aborder. Ils assistent aux ateliers et aux conférences, participent aux programmes de mentorat, poursuivent un perfectionnement professionnel autonome et entreprennent d’autres activités destinées à l’amélioration de leur enseignement et de l’apprentissage. Ils rapportent leurs nouvelles connaissances dans leurs classes.

Outre les journées pédagogiques, de nombreux enseignants suivent des cours universitaires, des cours du soir et des ateliers en fin de semaine ; ils lisent des revues professionnelles et suivent également des cours d’été. Ces expériences favorisent une culture d’enseignement et de perfectionnement professionnel où les enseignants travaillent dans un cadre collectif, comme membres d’une communauté d’apprentissage, plutôt que de manière isolée.

Planification efficace de journées pédagogiques qui se tiennent dans l'école

Une évaluation des besoins constitue le point de départ d’une planification efficace de journées pédagogiques à l’école. Le ou la représentante de l’école chargée des journées pédagogiques devrait s’unir à d’autres membres du personnel pour cerner des besoins et planifier une formation en fonction.

Au cours des 20 dernières années, de nombreuses écoles dans la province ont fait appel aux facilitateurs du perfectionnement professionnel de la FECB (enseignants qualifiés) pour animer le processus d’évaluation des besoins locaux (qui s’intitule couramment « perfectionnement d’enseignant ») lors des journées pédagogiques. Cette consultation interactive mène à la formulation d’un plan de journée pédagogique pour l’école.

Journées pédagogiques en danger

L’utilisation des journées pédagogiques pour des activités telles que des plans de croissance d’établissements scolaires, ou de formation en cours d’emploi organisées par les ministères et les conseils scolaires sapent sérieusement notre besoin en temps pour le perfectionnement professionnel d’enseignants.

En effet, l’utilisation des journées pédagogiques à des fins autres que le perfectionnement professionnel, comme, par exemple, des compétitions sportives, va également à l’encontre de nos représentations concernant le besoin de temps pour le perfectionnement professionnel.

À cause de la formation prescrite par le gouvernement et l’employeur, comme les protocoles à suivre pour les enfants victimes de mauvais traitements et ceux concernant la santé et la sécurité, les enseignants subissent des pressions pour utiliser les journées pédagogiques à des fins de formation en cours d’emploi. En octobre 1999, l’Assemblée des représentants de la FECB a adopté une proposition établissant que les établissements scolaires ne devraient pas utiliser les journées pédagogiques pour la formation en santé et sécurité rattachée à la Commission des accidents du travail, y compris la prévention contre la violence.

Des sujets tels que la discipline à l’échelle de l’école, la prévention de l’intimidation et d’autres besoins de perfectionnement professionnel, sont appropriés pour des journées pédagogiques.

La Fédération a demandé au ministère d’offrir des journées supplémentaires sans enseignement pour la formation autorisée et la mise en pratique du programme d’études. Une sixième journée a été fournie, mais les enseignants n’ont pas la possibilité d’assister à toutes les activités prescrites en une journée.

Dans certains conseils scolaires, l’intensification de l’enseignement et d’autres facteurs locaux poussent les enseignants à penser à prendre leurs journées pédagogiques à la fin août. Cette décision donne aux enseignants parfois une semaine supplémentaire de vacances au cours de la semaine de relâche. Cela pourrait aboutir à une plus longue année scolaire. Face à cette possibilité et sur les conseils du comité consultatif de perfectionnement professionnel (Professional Issues Advisory Committee), le comité exécutif de la FECB a adopté une politique encourageant les syndicats locaux à organiser des journées ayant lieu à l’école ou dans le conseil scolaire au cours de l’année scolaire plutôt que pendant l’été.

Enseignants unis dans l'appui du perfectionnement professionnel

Nous pouvons résoudre les défis soulevés si nous unissons nos efforts. En tant que syndicat de professionnels, nous devons utiliser une stratégie qui comprend la négociation, la défense de nos intérêts, l’influence professionnelle et les communications pour soutenir le perfectionnement professionnel des enseignants.